ATEF MAATALLAH

LAURÉAT DU PRIX L’ART EST VIVANT

Le Prix L’ART EST VIVANT, 3ème et nouveau prix décerné cette année, a été attribué à l’artiste tunisien Atef Maatallah, l’un des artistes du collectif Zamaken dirigé par Achraf Ben Abizid, par ailleurs second lauréat du Prix DDESSIN {15}.

Atef Maatallah

Atef Maatallah est né en 1981 à El Fahs en Tunisie. Il vit et travaille à Tunis. En 2004, il obtient son diplôme de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis. Entre 2006 et 2009, il est membre et fondateur du collectif El Maamel pour la conception et la réalisation de projets artistiques dans le cadre de commandes publiques et privées. Depuis 2010, il participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Plusieurs de ses œuvres font partie de grandes collections publiques comme celle du Centre Pompidou à Paris ou celles d’autres institutions privées en Tunisie, en France et au Moyen-Orient. Revisitant les codes de la figuration narrative par une illustration rigoureuse des images du quotidien hantée de personnages au regard incertain, son œuvre apporte une vision réaliste, parfois acerbe, sur le contexte sociopolitique de la Tunisie contemporaine et sur la condition humaine dans le monde actuel. La ville dans laquelle il est né est au centre de son travail. Bon nombre de personnes représentées dans ses œuvres sont des fahsiens. D’autres sont des voyageurs croisés dans les transports en commun que l’artiste emprunte entre sa ville et d’autres contrées. Ces travailleurs, chômeurs, marginaux ou voyous de petits chemins, mendiants ou simples voyageurs, peuplent ses travaux.

Christelle Téa

Coup de cœur du jury, la jeune artiste française Christelle Téa (Corner Illustrateurs)
bénéficie quant à elle d’une dotation en matériel de 250 euros et se verra proposer une participation à un projet collectif de L’ART EST VIVANT.

Née en 1988, Christelle Téa est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA) avec les Félicitations du jury en 2015.  Élève de Patrick Tosani et de Jean-Luc Vilmouth, elle a également suivi les cours de Philippe Comar et de Didier Semin. Depuis un an, elle se consacre à réaliser des portraits dessinés sur le vif de personnalités diverses (artistes, collectionneurs, artisans, scénographes, chefs d’orchestre, instrumentistes, fonctionnaires, historiens…), série présentée cette année à DDESSIN (16). Celles-ci, essentiellement issues des sphères de l’art et de son histoire, sont représentées dans leur atelier, leur bureau ou chez elles, l’artiste attachant une attention toute particulière au cadre dans lequel elles travaillent ou vivent, un cadre appréhendé comme l’expression de leur personnalité. Ce sont des portraits en situation où le modèle est toujours figuré dans son « milieu ». Cette série de portraits, dont chacun d’eux nécessite entre quatre et dix heures de travail, est réalisée sur des feuilles de format raisin (50 x 60 cm), à l’encre de Chine, sans dessin préparatoire ni repentir. Elle ne cherche pas le réalisme au sens photographique, bien au contraire. Pour elle, dessiner c’est choisir. Choisir dans la complexité du réel les éléments les plus signifiants. C’est-à-dire décanter la réalité pour faire surgir l’essence de ce qu’elle perçoit