Les conférences

2 conférences sont programmées pendant le salon. La première, de Claire Nini, investie dans le milieu culturel aussi bien en France qu’en Afrique, abordera différentes façettes de l’art africain contemporain. La seconde, de Christine de Chirée, historienne de l’art, se concentrera sur la thématique du miroir, son éloge, sur l’étude des portraits et autoportraits.

Art contemporain made in Africa

Conférence de Claire Nini

Aujourd’hui, on ne peut pas nier l’existence ni la légitimité de l’art contemporain africain encore appelé art africain contemporain. Il y a des artistes nombreux, un réseau sur le continent et à l’international, un marché, des fondations, des collections, des galeries spécialisées, des expositions et des foires inscrites régulièrement dans l’agenda international de l’art contemporain. L’art contemporain a vu ses limites traditionnellement restreintes à un marché occidental s’étendre à d’autres continents et d’autres pays, repoussant toujours plus loin ses confins. On parle ainsi d’art contemporain chinois, indien et africain. Un article de l’Obs Culture titrait en mai 2015 « L’Afrique, « la Chine de demain » de l’art contemporain ». On a encore tendance à spécifier les nationalités car cet élargissement, bien qu’indéniable, n’est pas encore assez ancré dans tous les esprits. Le dynamisme de l’art contemporain africain laisse cependant espérer que ces précisions de nationalité désignant la provenance – (d’où le titre Art contemporain made in Africa) – s’estamperont peu à peu jusqu’à disparaître avec le temps. Cette conférence propose de revenir sur l’histoire de l’exposition africaine sur le continent et dans le monde (Partie I), pour ensuite s’attarder sur les collections, les foires, et les fondations (Partie II), et enfin faire un focus sur le parcours de quelques artistes (Partie III).

Diplômée de Sciences Po (2010) en gestion de projets culturels, Claire Nini est investie dans le milieu culturel aussi bien en France qu’en Afrique. Son diplôme en poche, elle s’envole pour la 2ème édition de la Triennale d’art contemporain africain de Luanda en Angola afin d’interviewer les artistes africains et de la diaspora de la collection privée Sindika Dokolo, à l’origine du premier pavillon africain à la Biennale de Venise en 2007, et à la tête de la plus grosse collection d’art contemporain sur le continent. À son retour, elle est responsable du concours de la Villa Médicis au ministère de la Culture et de la Communication à Paris. De 2013 à 2015, elle est chargée de mission culturelle à l’Institut Français de N’Djamena au Tchad, où elle est en charge de toute la programmation de la salle de spectacles, du programme de résidences et de la galerie d’expositions. Commissaire d’exposition indépendante, elle signe l’exposition Rêve brisé ? à la maison M en septembre 2015, exposition collective rassemblant des artistes pluridisciplinaires inscrivant la question des migrations au cœur de leur démarche artistique. Elle collabore par ailleurs avec Afriques in Visu et participe à la 10ème édition des Rencontres de Bamako, Biennale Africaine de la photographie.

• Vendredi 1er avril à 15 heures 30.


L’éloge du miroir et son incidence sur la recherche d’une identité au bord de l’oubli.
Étude des portraits et autoportraits, miroirs de l’infini des êtres.

Conférence de Christine de Chirée

Christine de Chirée est historienne de l’art. Elle suit ses études d’égyptologie à l’École du Louvre tout en travaillant à la galerie de dessins de la Scala à Paris, puis publie dans le catalogue de l’exposition « Egypte et Provence » au musée Calvet d’Avignon. Elle passe le concours des guides conférencières des Monuments Historiques de la ville en 1992, exerce ce métier, passionnée par les références antiques redécouvertes à l’époque pontificale, et concentre une partie de ses recherches sur l’œuvre de Pétrarque. Peintures, dessins, sculptures, objets d’art de toutes époques l’intéressent. Elle parcourt les foires depuis plusieurs années :  Fiac, Frieze ou Art Paris Art Fair, afin de mieux appréhender l’art contemporain. Dans le domaine du dessin, elle publie notamment une étude sur l’œuvre de Jean-Antoine Constantin d’Aix, artiste de la fin du 18ème et du début du 19ème siècle. Les notions de portraits ou d’autoportraits, celles de reflets et d’expressions de l’être l’interpellent particulièrement. Elle choisit l’éloge du miroir pour sa conférence à DDESSIN {16}.

• Samedi 2 avril à 16 heures 30