Annina Roescheisen
est cette année le Coup de cœur d’Eve de Medeiros,
directrice fondatrice et co-directrice artistique du salon.

 

Profondément engagé dans la société, le travail d’Annina Roescheisen ne peut se dissocier des combats que sont la paix (#whatbringspeace) et l’aide aux personnes fragiles. Rien de surprenant alors que l’onirisme soit très présent dans sa démarche artistique. «Mon dessin au trait est la traduction la plus directe et la plus pure de mon émotion, la simplification du moyen permet cela». Cette citation d’Henri Matisse résume parfaitement la démarche d’Annina Roescheisen, un trait qui semble simple de prime abord pour laisser le temps au regardeur de plonger dans l’univers de l’artiste. On perçoit alors de petites figures biomorphiques, de petites formes dans des espaces vides. Le travail d’Annina Roescheisen nous interpelle assurément. Est-ce un sentiment personnel, un souvenir ou alors ces couleurs, les couleurs de la poésie ? Les dessins exposés sont faits de rêves et d’apesanteur. Notre rencontre avec l’œuvre prend naturellement la forme d’une contemplation et du désir de mieux connaître son auteure.

Annina Roescheisen est née en Allemagne en 1982. Elle vit entre New York et Genève. À Munich, Annina a étudié l’histoire de l’art (avec un focus sur le monde médiéval) et la philosophie politique. Inspirée de ses engagements sociétaux, sa démarche artistique explore les émotions humaines entre réalité et onirisme. Son travail, résolument multimédia, a été exposé lors de la 56e Biennale de Venise à la GAA Foundation dans le cadre du Pavillon Européen (2015) et à la Studio Vendome Gallery (New York) à l’occasion d’un partenariat avec Samsung (2016). Annina Roescheisen a aussi collaboré avec Xavier Veilhan dans sa performance «Systema Occam» (2013-2016).